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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/111

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LE CHŒUR.

Attention ! Cargue un peu la voile ; ce vent de nord-est va souffler la dénonciation.


LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

Je sais très bien que tu as dix talents tirés de Potidaïa.


KLÉÔN.

Quoi donc ? Veux-tu recevoir un de ces talents pour te taire ?


DÈMOSTHÉNÈS.

Notre homme le prendrait volontiers. Lâche les câbles : le vent est moins fort.


KLÉÔN.

Tu auras à tes trousses quatre procès de cent talents.


LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

Et toi vingt pour désertion, et plus de mille pour vols.


KLÉÔN.

Je dis que tu descends de profanateurs de la Déesse.


LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

Je dis que ton grand-père a été doryphore…


KLÉÔN.

De qui ? Dis.


LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

De Byrsina, la mère d’Hippias.


KLÉÔN.

Tu es un imposteur.