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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/107

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LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

Mais si je dévore des côtes de bœuf, je rachèterai nos mines.


KLÉÔN.

Et moi, je me ruerai sur le Conseil, et j’y mettrai tout en l’air.


LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

Et moi, je te tripoterai le derrière en guise d’andouilles.


KLÉÔN.

Et moi, je t’empoignerai par les fesses et je te jetterai à la porte la tête en avant.


DÈMOSTHÉNÈS.

Par Poséidôn ! ce ne sera pourtant que quand tu m’y auras jeté.


KLÉÔN.

Comme je te serrerai dans des entraves de bois !


LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

Je t’accuserai de lâcheté.


KLÉÔN.

Je te taillerai en ronds de cuir.


LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

Je ferai de ta peau un sac à voleur.


KLÉÔN.

Je te clouerai par terre.


LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

Je te couperai en petits morceaux.