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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/102

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LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

Et moi, par Zeus ! je te dénonce cet homme, qui court au Prytanéion le ventre vide, et qui en revient le ventre plein.


DÈMOSTHÉNÈS.

Et, par Zeus ! il en rapporte des mets interdits, pain, viande, poisson ; ce à quoi Périklès n’a jamais été autorisé.


KLÉÔN.

À mort, tout de suite !


LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

Je crierai trois fois plus fort que toi.


KLÉÔN.

Mes cris domineront tes cris.


LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

Mes beuglements tes beuglements.


KLÉÔN.

Je te dénoncerai, si tu deviens stratège.


LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

Je te résisterai comme un chien.


KLÉÔN.

Je rabattrai tes vanteries.


LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

Je déjouerai tes ruses.


KLÉÔN.

Ose donc me regarder en face.