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Page:Ardouin - Étude sur l’histoire d’Haïti, tome 6.djvu/493

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chapitre iii.
Vraie cause de la guerre civile entre H. Christophe et A. Pétion, personnifiant l’un et l’autre des systèmes politiques opposés. — Bataille de Sibert où Pétion est défait : danger qu’il court. — Dévouement de Coutilien Coustard qui est cause de son salut et qui périt. — Pétion s’embarque sur un canot du littoral. — Le général Yayou rallie l’armée républicaine pour défendre le Port-au-Prince. — Fuite des familles de cette ville. — Le Sénat transporte son siège à Léogane, et donne l’ordre au général Magloire Ambroise d’évacuer la ville, dans la pensée que Pétion est mort ou prisonnier. — Magloire enjoint au colonel Lys d’exécuter cet ordre en le transmettant à Yayou. — Lys le laisse ignorer et aide Yayou à défendre la ville. — Lamarre s’échappe de la prison et va contribuer à la défense. — La 24e demi-brigade le replace à sa tête : il se réhabilite sur le champ de bataille. — Sa réconciliation avec Yayou. — Les assauts de l’ennemi sont repoussés sur tous les points. — Le chef de bataillon Frédéric se distingue au fort National. — Pétion, débarqué au Carrefour, rentre au Port-au-Prince aux acclamations des troupes et des citoyens. — Il fait recueillir les blessés de l’ennemi pour les soigner. — Arrivée des troupes de Jacmel, et de celles du Sud sous les ordres de Gérin. — Les sénateurs reviennent au Port-au-Prince. — Nouveaux assauts de l’ennemi toujours repoussés. — Le 8 janvier, Christophe retourne à l’Artibonite, après avoir fait incendier le Cul-de-Sac. — Une insurrection contre la République éclate dans la Grande-Anse. — Goman en est le chef reconnu. — Examen de la situation. — Opinion de Gérin sur les mesures à prendre. — Opinion de Pétion. — Ils ne s’accordent pas. — Réfutation des motifs personnels attribués à Pétion. — Ils vont au Boucassin avec l’armée et rentrent ensuite au Port-au-Prince.


Après le récit des faits et la mention des actes qui eurent lieu à partir du 17 octobre 1806, il est impossible qu’un lecteur éclairé et de bonne foi n’ait pas saisi la vraie