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Page:Ardouin - Étude sur l’histoire d’Haïti, tome 3.djvu/463

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avait été imprudente, et que par cette disposition, beaucoup d’émigrés avaient été admis. Mais c’était une sorte de droit acquis pour ceux qui se trouveraient dans cette catégorie, à Jérémie et au Môle : de là leur mécontentement contre l’agent de la République, et la disposition du général en chef à passer outre.

Le 16 août, Hédouville lui lit savoir qu’ayant reçu les lettres de Maitland et de Stewart, il avait envoyé le colonel Dalton au Môle pour traiter de l’évacuation, et qu’il a fait partir pour France le général Watrin, afin d’informer le Directoire exécutif de la prochaine évacuation des Anglais sur tous les points. Il termina sa lettre ainsi : « Encore une fois, citoyen général, laissons bourdonner tous les intrigans qui s’agitent autour de nous ; soyons toujours d’accord, et tout ira bien. »

Cependant, dès le 13 août, Huin concluait avec Harcourt, sur la frégate la Cérès, la convention pour Jérémie, aux mêmes conditions que pour les villes de l’Ouest, en accordant quinze jours de suspension d’armes pour l’évacuation. Immédiatement après, le 16 août, ils terminaient la convention relative au Môle. Il fut stipulé que la place du Môle et ses dépendances, l’arsenal et toutes les fortifications quelconques seraient remises dans leur état actuel, avec les autres conditions de la garantie des personnes et des propriétés, et quarante deux jours de suspension d’armes pour l’évacuation, échéant le 1er octobre.

Le 18, les colonels Dalton et Stewart signèrent une convention pour l’évacuation du Môle : elle différait, comme on va voir, de celle conclue entre Huin et Harcourt.

« Art. 3. Toute l’artillerie qui s’est trouvée au Môle