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Page:Ardouin - Étude sur l’histoire d’Haïti, tome 3.djvu/330

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réussir à les décourager ou à lasser leur constance ? Tranquillise-toi ; mes frères et moi, nous périrons tous avant qu’on porte la moindre atteinte à ton ouvrage. Liberté ! Liberté ! Tel est notre cri de guerre. France ! France ! Voilà notre cri de ralliement ; et l’audacieux calomniateur couvert de honte et de confusion, ne trouvera plus de ressource que dans un lâche désespoir. »

Cette évocation des mânes de Polvérel, en même temps qu’il qualifiait Sonthonax de perfide et de machiavélique, coïncidait avec les mesures que, dans le Nord, T. Louverture prenait en ce moment pour expulser de la colonie le chef de l’agence, de qui il avait reçu le grade de général de division et le rang de général en chef de l’armée.

Cet événement, aussi extraordinaire qu’important, va faire le sujet du chapitre suivant.