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Page:Ardouin - Étude sur l’histoire d’Haïti, tome 2.djvu/346

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chapitre xiii.


Situation au commencement de 1794. — Tentative infructueuse de Rigaud et de Marc Borno contre Léogane. — Les Anglais devant le Port-au-Prince, et lettre de J. Ford à Sonthonax. — Réponses et mesures diverses de Sonthonax. — Conduite de Martial Besse à Jacmel. — Proclamation de Smith, du 1er février. — Les Anglais prennent Tiburon. — Bauvais à la Croix-des-Bouquets. — Guyambois relaxé par Sonthonax. — Meurtre d’Halaou et explication de ce fait. — Prise de l’Acul-de-Léogane par les Anglais. — Ils reviennent devant le Port-au-Prince. — Proclamations de Sonthonax, du 27 février et du 1er mars. — Intrigues et jalousie de Martial Besse et de Desfourneaux contre Montbrun. — Dissensions et affaire du 17 au 18 mars, au Port-au-Prince. — Embarquement forcé de Desfourneaux et sa lettre à Laveaux. — Jugement sur Sonthonax et les hommes de couleur. — Meurtre de Bébé Coustard par Daguin. — Polvérel revient des Cayes au Port-au-Prince. — Bruno Blanchet, délégué civil aux Cayes. — Rigaud, gouverneur général du Sud. — Montbrun, gouverneur général de l’Ouest. — Laveaux, gouverneur général de Saint-Domingue. — Conduite de Polvérel au Port-au-Prince. — Défense de la mémoire de Pinchinat, contre divers auteurs.


Le sort de Saint-Domingue semblait devoir se décider dès le commencement de l’année 1794 ; car, à cette époque, la majeure partie de son territoire était au pouvoir des puissances ennemies de la France. Pour conserver le reste de cette colonie, il fallait toute l’énergie des commissaires civils et tout le dévouement des chefs militaires auxquels ils confièrent sa défense. La capitale elle-même a subi le joug de la Grande-Bretagne, et