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Page:Ardouin - Étude sur l’histoire d’Haïti, tome 2.djvu/229

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chapitre x.


Nouvelles trahisons en faveur des Espagnols. — Mesures militaires ordonnées par Polvérel. — Triumvirat royaliste de Jean François, Biassou et Jean Guyambois. — Polvérel fait arrêter Jean Guyambois, François Guyambois hyacinthe et autres complices. — Motifs de ses proclamations des 20, 21 et 27 août. — G. H. Vergniaud et la commune du Cap. — Sonthonax proclame la liberté générale, le 29 août. — Comparaison entre les systèmes d’affranchissement des deux commissaires civils. — Lettre de Polvérel à Sonthonax, du 3 septembre, et réponse de ce dernier. — Proclamation de Polvérel, du 4 septembre. — Sa lettre à Delpech, et réponses de Delpech, des 8 et 12 septembre. — Polvérel proclame la liberté générale, le 21 Septembre — Nomination de six députés à la Convention nationale, pour le Nord. — Mort de Delpech aux Cayes, le 27 septembre.


En se séparant de Sonthonax, Polvérel était informé des agitations qui se manifestaient dans l’Ouest, tant parmi les hommes libres de toutes couleurs, que parmi les esclaves. Les premiers s’effrayaient des mesures prises au Cap par ces deux commissaires, après l’affaire de Galbaud. Ils voyaient bien que la liberté donnée aux noirs enrôlés comme soldats entraînerait la commission civile à la liberté générale avant longtemps ; d’ailleurs, leurs proclamations du mois de juillet annonçaient assez cette mesure, bien qu’ils eussent seulement alors l’intention de rendre cette liberté graduelle. C’étaient surtout les blancs de toutes classes qui éprouvaient ces craintes ;