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Page:Ardouin - Étude sur l’histoire d’Haïti, tome 2.djvu/200

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tion datée du 25 juin, pour repousser ces offres. La voici :


« Le commandant en chef et les officiers d’état-major de l’armée campée au Bassin-Caïman, au nom de ladite armée, répondent à M. Neuilly[1], commandant en chef le cordon de l’Ouest, et aux officiers signataires, que ladite armée est sous la protection et aux ordres de S. M. Catholique ; qu’en conséquence, ils ne traiteront jamais avec les commissaires civils dont ils méconnaissent l’autorité et les pouvoirs : déclarant en outre, qu’ayant jusqu’à présent, conjointement avec leurs autres frères, combattu pour soutenir la cause du roi, ils répandront tous jusqu’à la dernière goutte de leur sang, pour la défense des Bourbons, auxquels ils ont promis une inviolable fidélité jusqu’à la mort. »

Au camp du Bassin-Caïman, le 25 juin 1793.

(Signé) Toussaint, général d’armée du roi ; Moïse, brigadier des armées du roi ; Thomas, commandant de » la Crête-Rouge ; Biassou, gouverneur général pour le roi ; Gabart, colonel[2]. »


On voit, par cette pièce, que Don J. Garcia avait déjà exécuté les instructions ministérielles, en donnant des titres et des grades à ceux qui l’ont signée, de même qu’à Jean François et à d’autres chefs.

Il paraît également que la lettre des commissaires civils et le sauf-conduit du 22 juin avaient été envoyés à

  1. Plusieurs ouvrages le nomment Nully : nous avons préféré le nom que lui donnaient les commissaires civils dans leurs actes,
  2. Vie de Toussaint Louverlure, par M. Saint Rémy, p. 66.