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Page:Ardouin - Étude sur l’histoire d’Haïti, tome 2.djvu/198

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chapitre viii.


Polvérel et Sonthonax essaient de gagner les chefs des nègres insurgés. — Les principaux d’entre eux refusent de se soumettre. — Trahisons de quelques officiers blancs, et leur influence sur les insurgés. — Lettre des commissaires civils à Duvigneau, sur la trahison de Brandicourt et des autres. — Proclamation du 2 juillet contre les traîtres. — Proclamation du 11 juillet qui accorde la liberté aux femmes et aux enfans des noirs émancipés le 21 juin. — Fête de la fédération et plantation de l’arbre de la liberté au Cap, le 14 juillet. — Soumission de quelques chefs des insurgés. — Proclamation du 25 juillet qui étend la liberté à des noirs dans le Sud. — Départ de Polvérel du Cap, pour aller dans l’Ouest. — Dépêche du 30 juillet adressée par Sonthonax à la Convention nationale, où il l’engage à proclamer la liberté générale des esclaves.


Les commissaires civils s’étaient empressés d’envoyer leur déclaration du 21 juin, à Pacot, Pageot, Montbrun, Vernet, Martial Besse et Candy, tous chefs de divers postes, afin de la publier et d’en donner connaissance aux insurgés.

Le 22, ils rendirent un nouvel arrêté où ils disaient :

« Attendu le péril imminent dans lequel le contre-révolutionnaire Galbaud a plongé la colonie ; obligés par les devoirs que nous a imposés l’intérêt de la République d’aller au-devant d’un général qui a servi sous le traître Dumouriez, son patron et son ami ; pressés par la nécessité de créer des défenseurs à la France, et d’appeler autour de