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même temps de six remplacement à opérer dans son sein, par le décès d’un sénateur et l’expiration prochaine des fonctions de cinq autres. La Chambre des communes en fut également avertie par un message[1].

Dès le 19, Boyer avait procédé à l’ouverture de la session, en improvisant un discours. La Chambre, ne voulant pas en faire un résumé, comme l’année précédente, lui adressa un message pour lui en demander copie ; il répondit que l’ayant improvisé, il ne s’en souvenait plus. Cette demande était même superflue ; car, le président de la Chambre lui ayant dit, au terme du règlement, qu’elle y répondrait par une adresse, on va voir dans cette adresse de quoi Boyer l’entretint.

Dans sa séance du 28, pendant qu’un comité la rédigeait, H. Dumesle et D. Saint-Preux firent chacun une motion en proposant qu’elles y fussent consignées : l’une était relative au changement opéré, par le Sénat, dans la rédaction des deux lois rendues en 1838 sur les douanes ; l’autre consistait à demander, que le Président d’Haïti présentât une liste générale de candidats pour les six sénateurs à élire en remplacement de ceux désignés par le Sénat. Ces deux motions furent adoptées. Mais le 30, avant le vote de l’adresse, Boyer adressa à la Chambre un message accompagnant une liste de trois candidats, pour l’élection d’un sénateur en remplacement de M. Sully, décédé en fonction. La Chambre ne tenait pas séance ce jour-là.

Le 31, le Président adressa au Sénat un message, par lequel il lui demandait son avis « sur les moyens les plus propres à amener la modification du système monétaire de la République, sinon actuellement, du moins à une

  1. Les six sénateurs à remplacer étaient : MM. Sully, décédé. Frémont, Bayard, Noél Piron, J. Georges et Labbée dont les fonctions allaient expirer.