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publique, » le Président ordonna que les traités fussent publiés et exécutés selon leur forme et teneur.


La signature de ces traités par les plénipotentiaires respectifs, leur ratification par le Président d’Haïti, et leur sanction par le Sénat, étant terminés le 15 février, et ne laissant presque aucun doute sur leur ratification par S, M, le Roi des Français, le gouvernement crut devoir donner un avertissement indirect à celui des États-Unis qui avait institué, dans plusieurs ports de la République, « des agents commerciaux » qui n’étaient point accrédités auprès de lui. En conséquence, le 23 février, le Télégraphe publia une circulaire du grand juge aux tribunaux civils, qui leur enjoignait « de ne point souffrir ni tolérer désormais qu’aucune personne, sous aucun prétexte, fît aucun acte en qualité d’agent consulaire, sans avoir été officiellement autorisée par l’exequatur indispensable du gouvernement. » Et, le 3 mars, le secrétaire général publia aussi un avis au public dans le même but, soit que ces personnes prissent le titre d’agent consulaire ou celui d’agent commercial.