Page:Ardouin - Étude sur l’histoire d’Haïti, tome 10.djvu/313

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


15 du susdit mois, j’éprouve toujours de la satisfaction, chaque fois que l’occasion se présente, de lui donner la preuve de la confiance que je place en son patriotisme éclairé, et du désir que j’ai de m’étayer constamment de son concours pour consolider la gloire, le bonheur et l’indépendance souveraine de la République.

« J’attends donc à cet égard la réponse du Sénat au présent message, dans la même forme que celle adoptée en 1835, et j’ai l’honneur de le saluer avec une haute considération.

Signé : Boyer. »

Le 8 juillet, le Sénat répondit ainsi :

« Président,

» Le Sénat a l’honneur de vous accuser réception de votre message en date du 3 de ce mois, par lequel V. E. lui témoigne le désir d’avoir l’opinion de ses membres réunis en majorité, sur les mêmes communications contenues dans son message en date du 11 janvier 1835.

» Les circonstances n’ayant point changé nos relations politiques avec la France, les nouveaux sénateurs, d’accord avec les anciens, et animés des mêmes sentimens patriotiques, ne forment qu’un faisceau pour manifester ensemble l’intention bien prononcée de persévérer dans l’opinion émise précédemment par le Sénat, dans son message du 15 janvier 1835, dont ils reproduisent ici les différens points qui tendent :

« 1° À réduire le solde de l’indemnité à quarante-cinq millions de francs ;

» 2° À payer cette somme en quarante-cinq ans, en se réservant la faculté de la payer plus tôt, si les ressources du pays en donnent la possibilité ;

» 3° À régler ce payement par une convention financière ;