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Page:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences - Astronomie populaire, tome 3.djvu/92

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criptions très-bien faites que les géologues américains ont données de ces montagnes. Il paraît, d’après cela, que l’on peut sans trop de risque se hasarder à dire que les montagnes de la Grèce, les montagnes situées au nord de l’Euphrate, et la chaîne des Gates dans la presqu’île de l’Inde, qui satisfont aussi très-exactement à la condition de parallélisme déjà indiquée, doivent, comme les Alléghanis, avoir surgi avec les Pyrénées et les Apennins.

Le troisième système de montagnes par ordre d’ancienneté, celui dont le Mont-Blanc et les Alpes occidentales font partie, se compose de sillons parallèles à un grand cercle qui joindrait Marseille et Zurich. Dans tout l’espace compris entre ces deux villes, la règle se vérifie avec une exactitude très-remarquable. La chaîne qui sépare la Norvége de la Suède et la Cordillère du Brésil étant aussi, l’orne et l’autre, parallèles au même cercle, ont probablement percé la croûte du globe en même temps que le Mont-Blanc.

Pour le quatrième et dernier système dont il a été question jusqu’ici, le grand cercle de comparaison passe par le royaume de Maroc et l’extrémité orientale de l’Himalaya. Le parallélisme a été vérifié sur les monts Ventoux et Leberon, près d’Avignon ; la Sainte-Baume et beaucoup d’autres chaînes de Provence ; enfin, la chaîne centrale des Alpes, depuis le Valais jusqu’en Styrie. Si le parallélisme est également ici l’indice de la date, comme tout porte à le penser, nous devrons ranger dans ce système de montagnes comparativement modernes, le Balkan, la grande chaîne centrale porphyrique du Caucase, l’Himalaya et l’Atlas.