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Page:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences - Astronomie populaire, tome 3.djvu/80

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mené par la verticale de ce lieu, parallèlement à l’axe de rotation de la Terre, les plans méridiens qui forment un même angle avec le méridien du lieu qui sert d’origine aux longitudes, ne forment pas nécessairement un seul et même plan ; ils sont seulement parallèles entre eux. On ne peut donc pas, lorsqu’on ne considère pas la Terre comme sphérique, donner le nom de méridien à la ligne tracée sur la surface de nôtre globe par tous les points ayant même longitude. On donne à cette ligne le nom de méridienne.

Ces définitions posées, nous pouvons continuer à étudier la surface de la Terre ; nous n’aurons aucune difficulté à bien désigner les points remarquables que nous aurons à signaler.


CHAPITRE IX

sur l’ancienneté relative des différentes chaînes de montagnes


Cicéron disait qu’il ne concevait pas comment deux augures pouvaient se regarder sans rire. Ce mot, il y a un certain nombre d’années, aurait été appliqué aux géologues sans qu’ils eussent trop le droit de s’en plaindre ; car la science qu’ils professaient était alors une simple collection d’hypothèses bizarres, et dont aucune observation précise ne montrait la nécessité. Aujourd’hui, au contraire, la géologie a pris rang parmi les sciences exactes. Le nombre de travaux partiels dont elle se compose est immense ; les faits recueillis sont aussi nombreux que bien observés ; quelques-uns des résultats généraux