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Page:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences - Astronomie populaire, tome 3.djvu/79

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d’un parallèle à l’équateur, en la comptant sur un méridien, on a la latitude de tous les lieux situés sur ce parallèle. Les latitudes s’évaluent en degrés, minutes et secondes, depuis zéro jusqu’à 90°, et elles sont boréales ou australes selon que le lieu que l’on cherche à définir se trouve sur l’hémisphère boréal ou sur l’hémisphère austral. Nous avons démontré (liv. vi, chap. vi, t. i, p. 240), que la latitude d’un lieu est la même chose que la hauteur du pôle vu de ce lieu au-dessus de l’horizon.

Les dénominations de longitudes et de latitudes nous viennent des Romains ; ils ne connaissaient qu’une petite partie des continents, et cette partie était plus étendue dans le sens de l’équateur et des méridiens que dans celui des parallèles ; de là le nom de longitude (longitude, longueur) pour une distance comptée dans le sens de la plus grande dimension du monde connu, et celui de latitude (latitudo, largeur) pour une distance portée dans le sens de sa plus petite dimension.

Lorsque l’on admet, comme cela est la vérité, que la Terre n’est pas sphérique, les parallèles terrestres et les méridiens ne sont plus des cercles.

Les plans menés perpendiculairement à l’axe de rotation de notre globe coupent sa surface suivant des lignes qu’on continue cependant à appeler des parallèles ; un parallèle est en réalité une série de points qui ont même latitude ou pour lesquels la hauteur du pôle au-dessus de l’horizon est la même. L’équateur terrestre est une ligne qui passe par tous les points dont la latitude est nulle, et aux deux pôles la latitude est de 90°.

Le plan méridien d’un lieu étant en réalité le plan