Page:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences - Astronomie populaire, tome 3.djvu/78

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


l’expression de la valeur numérique obtenue. Si le lieu est situé à l’est, on opère de la même manière en ajoutant la lettre E à la valeur de l’angle. Il est évident que l’on peut dire aussi que les longitudes sont les longueurs comptées sur l’équateur terrestre, à l’ouest et à l’est du point originaire de rencontre du méridien pris pour zéro, entre ce point zéro et les points où les méridiens coupent l’équateur. Comme la Terre tourne sur elle-même en vingt-quatre heures, et que chaque méridien prolongé vient par conséquent successivement passer par une même étoile, on peut évaluer les angles qui mesurent les longitudes en heures, minutes et secondes de temps. Puisque 360° équivalent à 24 heures, chaque heure vaudra 15°, chaque minute de temps 15′, chaque seconde de temps 15″. Une longitude n’a pas plus de 180° ou de 12 heures.

Les différents peuples n’ont pas adopté le même méridien comme point de départ des longitudes : en France, on compte les longitudes à partir du méridien de l’Observatoire de Paris. En Angleterre, on les compte tantôt à partir du méridien de l’Observatoire de Greenwich, tantôt à partir de celui de l’église de Saint-Paul de Londres. En Allemagne, en Russie, etc., on a pris des points de départ différents. Les astronomes n’ont pu s’entendre pour choisir un point unique, par exemple le méridien de l’île de Fer, la plus occidentale des îles Canaries, comme on l’a proposé.

Si on imagine qu’on coupe la Terre supposée sphérique par une série de plans perpendiculaires à l’axe des pôles, on a pour intersection avec la surface une série de plans qu’on appelle des parallèles. Si on mesure la distance