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auraient éprouvées dans les anfractuosités présentées par les bords de la Lune, mais que tout s’explique dans l’hypothèse de nuages flottants dans l’atmosphère diaphane qui entoure la photosphère du Soleil.

Jetons un coup d’œil maintenant sur la théorie que M. Swan a donnée, dans les Transactions philosophiques d’Edinburgh, de ces mêmes mystérieux phénomènes.

Les protubérances rougeâtres, d’après la théorie de M. Swan, seraient des portions de la troisième atmosphère hypothétique soulevées par le courant ascendant, au-dessus du niveau général. Ce niveau général serait indiqué par ces arcs colorés et fortement dentelés, semblables quant à la consistance et à la couleur, aux protubérances proprement dites, qu’on voit après le commencement de l’éclipse totale sur le bord oriental, peu de temps avant la fin sur le bord occidental de la Lune, qui occupent jusqu’à des étendues de 50 à 60 secondes, et qui déjà, d’après les observations de M. Kuntz, ne paraissaient en contact ni avec la Lune ni avec le Soleil.

J’avais cherché à rendre compte des protubérances lumineuses en les assimilant à des nuages flottants dans l’atmosphère diaphane dont je supposais la photosphère entourée. M. Swan ayant sans doute remarqué dans ma Notice cette phrase : « L’éclipse de 1842 nous a mis sur la trace d’une troisième enveloppe située au-dessus de la photosphère et formée de nuages obscurs ou faiblement lumineux, » accumule à la fin de son Mémoire citations sur citations, pour prouver que nonobstant ce que cette phrase paraît renfermer de positif, je n’ai pas eu la pensée qu’il existât au-dessus de la photosphère une couche