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Page:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences - Astronomie populaire, tome 3.djvu/640

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que la Lune devenait plus orientale. Suivant cet observateur, le lendemain de l’éclipse on aperçut une tache sur le bord est du Soleil correspondant au point où la veille avait été aperçue une proéminence sur le bord de la Lune.

M. d’Abbadie, qui avait établi sa station à Frédéricksvœrk, près de Christiania, fut contrarié pendant toute la durée de l’éclipse par la présence continuelle de nuages légers qui couvraient le disque solaire, il aperçut cependant, près du point où le Soleil venait de disparaître, une bordure d’une couleur rose-foncée, sinueuse, irrégulière et bien nette, longue d’environ trente-six degrés sur le disque lunaire ; cette bordure, qui pouvait avoir 0′,3 de hauteur, ne fut plus visible bientôt après.

Les protubérances parurent, à M. dalle, observant à Frauenburg, en Prusse, augmenter de dimension sur la partie ouest des deux disques ; de petites taches nouvelles y firent successivement leur apparition.

Suivant M. Erunnow, qui observait également à Frauenburg, la protubérance située à l’Orient disparut pendant les progrès de l’éclipse ; la protubérance recourbée située à l’ouest augmenta au contraire de dimension.

La conséquence principale, que M. Brunnow déduit de ses observations, c’est que les protubérances rougeâtres étaient un phénomène translunaire, car, dit-il, « il est évident pour moi que la Lune pendant les progrès de l’éclipse a couvert les protubérances de l’est, tandis que celles de l’ouest sortaient de plus en plus. »

M. Wolfers, qui était aussi à Frauenburg, aperçut une protubérance sur le bord oriental de la Lune ; elle diminua graduellement de hauteur ; cet astronome aperçut