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Page:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences - Astronomie populaire, tome 3.djvu/569

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pondante du point de la Lune le plus voisin de l’écliptique est plus grande ou plus petite que le demi-diamètre du cône d’ombre, et l’on sait ainsi quelles sont les oppositions écliptiques et celles qui ne le sont pas. Il faut remarquer seulement que les éclipses de Lune étant occasionnées par le passage réel de l’astre dans le cône d’ombre, par l’extinction de sa lumière, et n’étant nullement un effet de projection, la parallaxe plus ou moins grande de notre satellite n’est ici d’aucun effet, que les éclipses de Lune se présentent avec les mêmes circonstances dans toutes les régions de la Terre pour lesquelles l’astre est situé au-dessus de l’horizon, c’est-à-dire environ dans toute l’étendue d’un hémisphère terrestre.

Il ne faut pas perdre de vue cette différence qui existe entre les éclipses de Lune et les éclipses de Soleil ; elle est en effet capitale.

Les tables du Soleil et de la Lune prouvent que, terme moyen, on peut observer sur toute la Terre 70 éclipses en dix-huit ans : 29 de Lune et 41 de Soleil.

Jamais, dans une année, il n’y a plus de 7 éclipses ; jamais il n’y en a moins de deux.

Quand le nombre des éclipses est réduit à deux dans une année, elles sont toutes les deux de Soleil.

Sur l’ensemble du globe, le nombre d’éclipses de Soleil est supérieur au nombre d’éclipses de Lune, presque dans le rapport de 3 à 2. Dans un lieu donné, au contraire, par la raison que nous venons d’expliquer sur la visibilité constante des éclipses de Lune pour toutes les régions de la Terre pour lesquelles la Lune est levée en ce moment, il y a moins d’éclipses de Soleil que de