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bien moindre que la distance apogée, au lieu d’un nombre supérieur à 68, on ne trouve que 63.

Après les recherches de Toaldo et de Pilgram, le seul travail qui soit venu à ma connaissance relativement à la question de savoir si les phases lunaires amènent ou non des changements de temps, est celui du docteur Horsley, inséré dans les Transactions philosophiques de 1775 et de 1776. Malheureusement il ne porte que sur deux années d’observations, sur les années 1774 et 1775. Quoi qu’il en soit, en 1774, le système des influences lunaires fut bien loin de se vérifier à Londres. En effet, pendant toute la durée des 12 à 13 lunaisons dont cette année se composait, deux changements de temps coïncidèrent avec les nouvelles Lunes, et il ne s’en manifesta pas un seul les jours des pleines Lunes. En 1775, sur les 12 nouvelles Lunes de l’année, 4 furent accompagnées d’un changement de temps ; les 12 pleines Lunes n’en amenèrent que 3.

Ces derniers nombres eux-mêmes sont assurément bien inférieurs à ceux qu’on aurait dû trouver, d’après la table de Toaldo de la page 521 ; mais on ne doit pas le dissimuler, ils surpassent la quote-part qui reviendrait aux douze jours de conjonction et aux douze jours d’opposition de la Lune, si on répartissait les changements de temps d’une manière uniforme sur toute la durée de l’année.

Les données manquent pour pousser la discussion expérimentale plus loin. Au point où elle est déjà arrivée, les conclusions suivantes me paraissent suffisamment établies.

Il ne serait pas exact de dire, même en admettant tous