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Lune se présenterait à nous comme une époque caractérisée par la constance du temps. Je m’empresse de dire que je n’admets pas ce résultat ; mais, au moins, il me sera permis de conclure de la discussion qu’on vient de lire, que dans l’intérieur des terres, qu’en Autriche, la nouvelle Lune ou n’influe pas du tout ou influe tout autrement qu’on ne le supposait.

Je devrais maintenant chercher à rendre compte des grands nombres 80 et 81 qu’on trouve dans la table de Pilgram, en face des titres nouvelle et pleine Lune périgée ; mais le besoin d’abréger me force de me circonscrire dans ce qui concerne directement les phases. Je dirai cependant que les nombres en question sont loin d’être parfaitement certains, soit qu’on n’ait pas réuni assez d’observations pour faire entièrement disparaître les effets des circonstances accidentelles, soit par toute autre cause inconnue. Voici comment je le prouve.

Dans chaque phase, plus la Lune est loin et moins elle agit ; pour la nouvelle Lune, la différence d’effet entre le périgée et l’apogée, est exprimée par celle des deux nombres de 80 et 64 ; pour la pleine Lune, dans les mêmes positions, on trouve 81 et 68. Ainsi 68 est la moindre action que la pleine Lune puisse jamais produire, car c’est à la pleine Lune apogée que ce nombre correspond. Eh bien, à la seconde ligne de la table de Pilgram pour la moyenne de toutes les pleines Lunes d’une période de 25 ans, pour une moyenne à la fondation de laquelle ont concouru, en, nombre à peu près égal, des pleines Lunes périgées et des pleines Lunes apogées, pour une moyenne conséquemment correspondante à une distance