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simple que, terme moyen, il doit pleuvoir bien plus souvent en quatre et en cinq fois vingt-quatre heures qu’en un seul jour.

Eh bien, je viens d’expliquer ce que Toaldo a fait pour les jours de la lunaison qui ne correspondent pas aux phases caractéristiques : il cherchait combien de fois le temps avait changé et combien de fois il n’avait pas changé sans sortir du cadre des vingt-quatre heures. Dès qu’il s’agissait, au contraire, d’une syzygie ou d’une quadrature, sous prétexte que la cause physique de changement dépendante de notre satellite ne pouvait ni se manifester ni cesser subitement, il groupait les observations par périodes de plusieurs jours. Loin de s’étonner qu’en opérant ainsi il n’ait pas trouvé fine égalité parfaite entre le nombre des changements de temps et le nombre de non-changements, on doit admettre que c’est le contraire qui eût été inexplicable.

D’après la table de la page 521, le premier et le second quartier n’exercent pas, à beaucoup près, autant d’influence que la nouvelle et que la pleine Lune. Si cette influence n’est qu’apparente, si elle ne tient qu’au mode défectueux de discussion qu’on a suivi, tout semblerait devoir être égal dans les diverses positions de la Lune. Cette difficulté serait vraiment embarrassante, si je n’apprenais par une Note insérée en 1780 dans le Journal de physique, que Toaldo portait l’influence d’une phase jusqu’à trois jours avant et à trois jours après, lorsqu’il était question du passage de la Lune par les syzygies ou par les apsides ; tandis qu’il la restreignait, au plus, à un jour avant et à un jour après,