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même en n’employant qu’un petit nombre de jours. Eh bien, voyons s’il doit avoir la même valeur aux syzygies et aux quadratures.

Pour fixer les idées, j’admettrai un moment que la haute atmosphère amène une augmentation dans la hauteur du baromètre. On supposerait une diminution, que le résultat serait absolument le même.

Aux syzygies, le maximum de hauteur barométrique dépendant de l’effet de la marée atmosphérique devant avoir lieu à midi, il est clair qu’entre neuf heures du matin et midi, cette hauteur croîtra continuellement. Pendant le même intervalle, la période diurne produit dans le mercure un mouvement inverse. Donc l’effet observé sera la différence de deux nombres donnés par l’observation.

Aux quadratures, le minimum de pression atmosphérique dépendant de la marée aérienne a lieu à midi ; ainsi de neuf heures à midi le baromètre descendra. Mais il descend déjà en vertu de la période diurne ; donc l’effet total observé sera la somme des deux mêmes nombres dont il était question tout à l’heure.

La somme de deux nombres surpasse leur différence du double du plus petit. Le plus petit étant ici la marée atmosphérique supposée, si l’on prend d’abord aux quadratures, ensuite aux syzygies, la différence entre les hauteurs moyennes du baromètre de neuf heures du matin et de midi, la première de ces différences surpassera la seconde du double de l’effet que produit la marée aérienne en trois heures. Cet effet peut être supposé la moitié de la marée totale ; son double sera donc l’entier ; et, en