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tières odoriférantes, dont aucune analyse chimique ne pourrait saisir les traces ?

Ce mystérieux phénomène montre de quelle réserve il faut s’entourer quand on veut passer des expériences qui se font sur les substances inanimées au cas, beaucoup plus difficile, des corps doués de la vie.

Quelqu’un demandait un jour à Plutarque pourquoi les poulains qui avaient été poursuivis par le loup deviennent meilleurs coureurs que les autres ? « C’est, répondit le philosophe, parce que peut-être cela n’est pas vrai. »

Cette repartie peint exactement la disposition d’esprit dans laquelle j’étais en écrivant cet article. Je désire qu’on se soit toujours aperçu que je n’en ai pas retranché le mot peut-être.


CHAPITRE XXXV

de l’influence de la lune sur le nombre des jours de pluie


En discutant vingt-huit années d’observations météorologiques faites en Allemagne savoir :

A Munich de 1781 à 1788,
A Stuttgard de 1809 à 1812,
A Augsbourg de 1813 à 1828,

M. Schùbler est arrivé aux résultats suivants :

Le maximun du nombre de jours pluvieux a lieu entre le premier quartier et la pleine Lune ; le minimum entre le dernier quartier et la nouvelle Lune.

Le nombre de jours de pluie entre le dernier quartier