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Page:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences - Astronomie populaire, tome 3.djvu/503

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du croissant de la Lune par toutes les couleurs prismatiques ; les bords des taches acquéraient eux-mêmes diverses nuances, en sorte que le croissant entier semblait se colorer. Quant à la partie cendrée du disque, elle conservait toujours une teinte olivâtre très-prononcée ; son bord, sans doute à cause de la faiblesse de la lumière, ne se colorait pas comme le croissant, lorsqu’on changeait la position de l’oculaire. »

Avec une lunette de nuit achromatique, tout autant du moins que peuvent l’être les instruments de ce genre, je voyais encore la lumière cendrée verdâtre, mais la couleur était moins sensible qu’avec l’autre lunette.

MM. Bouvard et Mathieu que j’avais priés de regarder la Lune, virent, comme moi, tout ce que je viens de rapporter.

21 novembre, à 7h et quart de temps vrai. — « La lumière cendrée ayant déjà sensiblement diminué d’intensité depuis hier, sa couleur verdâtre est moins sensible, quoiqu’elle soit encore très-apparente avec la lunette de nuit non achromatique.

« En enfonçant ou en retirant l’oculaire, le bord de la Lune éclairé par le Soleil passe successivement par diverses nuances prismatiques, mais dans aucune de ces positions on n’aperçoit de couleurs sur le bord cendré.

« Avec une excellente lunette de Lerebours, parfaitement achromatique, armée d’un grossissement d’environ 130 fois, on voyait très-bien la lumière cendrée, mais on ne distinguait pas du tout la teinte verdâtre qui est encore si sensible aujourd’hui avec des lunettes de nuit non achromatiques. »