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sont les faits sur lesquels nous nous sommes appuyés pour expliquer les phases de la Lune ? Le fait que la Lune est un corps opaque, non lumineux par lui-même et éclairé par le Soleil ; en second lieu, le fait qu’en vertu des changements qui s’opèrent de jour en jour dans les positions relatives de la Terre, de la Lune et du Soleil, des portions plus ou moins considérables de l’hémisphère éclairé de la Lune sont visibles de la Terre.

La démonstration serait donc applicable de point en point à des phases de la Terre pour un observateur situé dans la Lune. Seulement, les phases terrestres seraient toujours inverses des phases de la Lune telles qu’elles se présentent à un observateur situé sur la Terre ; ainsi, à la nouvelle Lune correspondrait la pleine Terre. Quand la Lune se montrerait à l’observateur placé sur la Terre, sous la forme d’un croissant très-délié, la Terre se présenterait, à un observateur situé sur la Lune, comme un cercle de lumière dans lequel une portion semblable par son étendue comparative au croissant de la Lune, serait obscure. Aux quartiers de la Lune correspondraient les quartiers de la Terre ; enfin, le jour de la pleine Lune, la Terre vue de notre satellite serait nouvelle ou totalement obscure. Or, si l’on se rappelle (chap. ix, p. 403) que l’étendue superficielle de la Terre est environ 13 fois plus grande que l’étendue superficielle de la Lune, on concevra que les rayons solaires qu’elle lance par réflexion sur la surface lunaire, soient assez forts pour qu’après une seconde réflexion, ils puissent rendre visible la portion de notre satellite que n’éclairaient pas les rayons du Soleil.

Si l’explication de la lumière secondaire qui nous fait