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Page:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences - Astronomie populaire, tome 3.djvu/472

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que la plupart des circonvallations et des montagnes annulaires de la Lune doivent être considérées comme des cratères de soulèvement à éruptions intermittentes, dans le sens où l’entend Léopold de Buch, mais infiniment plus vastes que les nôtres. Les cratères de soulèvement de Rocca Monfina, de Pahna, de Ténériffe et de Santorin, que nous nommons grands, relativement aux dimensions qui nous sont familières en Europe, disparaissent en présence de Ptolémée, d’Hipparque et de beaucoup d’autres cratères de la Lune. Palma n’a pas plus de 7 400 mètres de diamètre, Santorin, d’après la nouvelle mesure du capitaine Graves, en a 10 200, Ténériffe 14 800 tout au plus : ce n’est pas un dixième des diamètres de Ptolémée ou d’Hipparque. À la distance de la Lune, les petits cratères du pic de Ténériffe et du Vésuve, qui ont 150 à 200 mètres de diamètre, seraient à peine visibles au télescope. La grande majorité des cirques de la Lune n’ont point de montagne centrale, et là où il s’en trouve, ces montagnes se présentent, Hévélius et Macrobius entre autres, sous la forme d’un dôme ou d’un plateau, non point comme un cône d’éruption, muni d’une ouverture. »


CHAPITRE XXI

la lune a-t-elle jamais été heurtée far une comète ?


La Lune nous présente toujours la même face. Les taches que nous y voyons aujourd’hui, sauf de très légères oscillations périodiques dont la cause est bien connue, sont précisément celles qui se montraient hier,