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Page:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences - Astronomie populaire, tome 3.djvu/427

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La longitude du périgée était 266° 10′ 7″,5 ;

Celle du nœud ascendant 13° 53′ 17″,7.

Nous avons déjà dit que l’inclinaison de l’orbite lunaire sur l’écliptique est de 5° 8′ 47″,9, que son excentricité a pour valeur 0,0548442, et que le volume de notre satellite est un quarante-neuvième du volume de la Terre.

La distance de la Lune à la Terre est de 0,0025, celle de la Terre au Soleil étant prise pour unité.


CHAPITRE XI

montagnes lunaires


Les premières notions exactes que les hommes aient acquises sur la constitution physique de la Lune, datent des observations de Galilée. Ce n’est pas que les anciens n’eussent, à ce sujet, donné cours à leur imagination, mais ils n’avaient produit que de simples conjectures, le plus souvent sans aucun appui solide.

Anaxagore, au rapport de Diogène Laerce, prétendait que la Lune a des montagnes, des vallées et des habitants.

Ajoutons que l’auteur des Vers orphiques soutenait qu’il existe dans notre satellite des villes considérables ; il parle même de palais.

S’il en faut croire Achille Tatius, qui vivait 300 ans avant notre ère, des philosophes plus anciens que lui avaient formé la Lune d’un fragment du Soleil : d’autres la considéraient comme le résultat des exhalaisons terrestres, comme une réunion de miroirs qui nous réfléchissaient la lumière du Soleil sous divers angles. L’opinion