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Page:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences - Astronomie populaire, tome 3.djvu/42

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l’est du point auquel correspond le premier poids. Que, dans l’impossibilité de s’assurer directement du défaut de parallélisme des deux fils, on détache le poids suspendu à l’extrémité du second, dans sa descente ce poids suivra la direction suivant laquelle il avait tendu le second fil. Si donc la supposition dont nous sommes partis est exacte, si notre globe tourne de l’ouest à l’est, ce poids tombant touchera la Terre à l’orient du point auquel aboutit le premier de plus de 20 millimètres.

Les expériences faites d’abord en Italie par Guglielmini, répétées en Allemagne par Benzemberg et par M. Reich, ont constamment donné une déviation orientale comme l’indiquait la théorie. Mais ce que ne donnait pas le calcul de Laplace et de M. Gauss, c’est que le corps tombant tombe avec une petite déviation au sud, en sorte que la déviation totale se trouve être est-sud-est. Laplace a trouvé par le calcul qu’à l’équateur la déviation pour 100 mètres de hauteur devrait être de 22 millimètres. Les expériences de Guglielmini ont donné une déviation de 18mill,05 pour une hauteur de 78m,28, et celles de Benzemberg une déviation de 11mill,28 pour une hauteur de 84m,46. M. Reich, en répétant les mêmes expériences, a trouvé une déviation de 28mill,3 pour une hauteur de chûte de 158m,5 ; la théorie indiquerait une déviation de 27mill,6. Ce phénomène délicat et sur la mesure duquel les moindres courants d’air peuvent exercer une influence notable, devrait être soumis à un nouvel examen.

Il est dès ce moment parfaitement certain que la déviation est ou sud-est ne peut pas se concilier avec l’immobi-