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Page:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences - Astronomie populaire, tome 3.djvu/414

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de 29j,53 après 2, 3, 4 fois, etc., ce même nombre. Or, Méton trouva que dix-neuf années solaires contenaient presque exactement 235 lunaisons. Donc, après 19 années, les mêmes phases de la Lune revenaient aux mêmes jours de l’année, aux jours de même dénomination : après ce laps de temps, les fêtes devaient être célébrées aux mêmes dates, en sorte qu’il suffisait d’avoir remarqué ces dates pendant dix-neuf ans, pour qu’on pût les connaître à l’avance, pendant toutes les périodes suivantes de même étendue.


CHAPITRE VIII

sur les réapparitions de la lune


On agite souvent cette question : Quel est le plus court intervalle après ou avant la conjonction où l’on ait aperçu la Lune à l’œil nu ? La solution doit intéresser particulièrement les Mahométans.

En effet, la fin du jeûne du ramadan est déterminée par la première apparition de la Lune ; des millions de personnes étant dès lors attentives à ce phénomène, ce serait dans l’Orient surtout que nous trouverions la réponse la plus exacte pour nos climats à la question posée en tête de ce paragraphe ; mais vaudrait-elle la peine de faire des recherches à ce sujet ?

Hévélius dit que dans la zone torride, Vespuce vit dans le même jour la Lune à l’orient et à l’occident du Soleil. Il croyait que dans le climat de Danzig la Lune n’est visible que dès le troisième jour. (Delambre, Astronomie moderne, t. ii, p. 440.)