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Page:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences - Astronomie populaire, tome 3.djvu/358

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CHAPITRE XXIV

des cartes géographiques


D’après ce que nous avons dit dans le chapitre xxiii sur la faiblesse de la différence qui existe entre une sphère parfaite et la forme réelle de la Terre, on peut représenter notre planète par un globe à la surface duquel, en traçant des méridiens et des parallèles, il sera extrêmement facile de placer tous les lieux dans leurs positions relatives. Mais comme aucune partie d’une surface sphérique n’est rigoureusement développable sur un plan, la construction des cartes géographiques qui sont destinées à représenter sur une surface plane des parties plus ou moins étendues de la surface de la Terre, offre des difficultés qui ont préoccupé de tout temps les astronomes.

L’invention et l’usage des cartes géographiques paraissent dus aux Égyptiens ; ils remonteraient au temps de Sésostris, vers 1570 avant Jésus-Christ. C’est Anaximandre qui, chez les Grecs, 600 ans avant notre ère, a dressé la première carte.

Les cartes sont obtenues à l’aide de divers systèmes de projections, qui ont pour but de placer sur un plan les différents points de la surface de la Terre, de manière à conserver autant que possible la configuration des lieux.

Les plus anciennes cartes, dites cartes plates, étaient projetées grossièrement ; les méridiens étaient des lignes droites, parallèles et égales entre elles, et les degrés de longitude étaient égaux entre eux dans toute l’étendue de