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nomètres. On cite encore Kendal, Mudge, Emery, parmi les horlogers de la Grande-Bretagne, qui ont rendu célèbres les horloges marines anglaises. Nous sommes heureux de dire que la France, grâce aux efforts de Le Roy, de Ferdinand et de Louis Berthoud, de MM. Bréguet père et fils, de M. Winnerl, s’est placée au premier rang pour l’horlogerie de précision. Le Roy remporta le prix de l’Académie des sciences, en 1769. Par le bill relatif à la détermination des longitudes en mer, le parlement d’Angleterre promettait une récompense de 250 000 francs à l’artiste qui exécuterait des chronomètres assez parfaits pour donner la longitude, au bout de six mois, sans une erreur de deux minutes de temps. J’ai eu l’occasion de prouver que les chronomètres de M. Bréguet ne donnent pas au bout de six mois une erreur d’une seule minute. En employant à la fois plusieurs excellents chronomètres, on peut d’ailleurs obtenir une longitude moyenne, extrêmement approchée de la véritable longitude. En 1826, une opération de ce genre fut faite par ordre de l’amirauté anglaise : 35 chronomètres traversèrent six fois la mer du Nord pour déterminer les longitudes d’Altona, de Brémen et de l’île d’Helgoland par rapport au méridien de l’observatoire de Greenwich. En 1843, la différence des longitudes de l’observatoire russe de Pulkova, près de Saint-Pétersbourg, et de l’observatoire de Greenwich, fut obtenue à l’aide du transport de 68 chronomètres qui marchèrent avec un accord remarquable.

La méthode et la détermination des longitudes par l’observation simultanée d’un même signal, peut être