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de la Base du système métrique décimal, les dessins de ce bel instrument, et nous ne faisons qu’abréger et compléter la description qu’en a donnée Delambre. Un auteur ne doit jamais manquer l’occasion de rappeler à la postérité des travaux qui honorent à la fois les sciences et son pays. Cependant, un grand nombre de rédacteurs de traités d’astronomie ont copié le livre publié par l’illustre et laborieux académicien, sans citer la source où ils ont puisé à pleines mains.

On voit dans la figure 250 le limbe divisé en quatre mille parties ; les six rayons qui attachent les lunettes et l’axe ; la lunette supérieure L qui est placée au centre et les quatre alidades 1, 2, 3, 4, avec leurs verniers et leurs microscopes.

Les alidades 1 et 3 ont une vis de pression a qui sert à les fixer contre le limbe, et une vis de rappel b qui sert à conduire la lunette exactement sur l’objet qu’il s’agit de viser. On ne serre jamais que l’une des vis de pression. On choisit celle qui est la plus commode, suivant la position du cercle et celle de l’observateur ; quand l’une est serrée, il faut que l’autre soit lâche, sans quoi le mouvement de rappel deviendrait impossible ; on risquerait de fausser ou d’arracher la vis de rappel, si on la tournait brusquement et sans avoir égard à la résistance qu’on éprouverait.

Dans l’épaisseur du cercle on aperçoit une rainure qui le divise en deux limbes, l’un supérieur et l’autre inférieur. Par ce moyen, quand l’une des lunettes est arrêtée dans la position où l’on a besoin qu’elle reste invariablement, l’autre peut recevoir tous les mouve-