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Page:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences - Astronomie populaire, tome 3.djvu/23

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Les mesures nombreuses que je viens de rapporter diffèrent assez peu entre elles pour qu’on puisse, dans une première approximation, les regarder comme égales, pour qu’on ait le droit, dans les raisonnements généraux, de supposer la Terre sphérique, sans faire d’erreur sensible.

On peut admettre que le degré moyen est de 57 000 toises ou de 25 lieues anciennes de France, de 2 280 toises chaque.

En multipliant la valeur moyenne d’un degré par 360, nombre de degrés contenus dans une circonférence, on trouvera en toises la valeur de la circonférence entière de la Terre ; elle sera de 20 520 000 toises ou de 9 000 lieues de 25 au degré. En partant du rapport de la circonférence au diamètre que nous avons donné dans le livre i, consacré aux notions de géométrie (chap. iv, t. i, p. 14), on arrivera à la connaissance du diamètre de notre globe ; on trouvera ainsi 2 864 lieues anciennes de France pour ce diamètre, ou 1 432 lieues pour le rayon terrestre.

Nous perfectionnerons ces premiers résultats plus loin, lorsque nous décrirons les procédés à l’aide desquels on a trouvé que la Terre est aplatie vers les pôles d’environ 1/300e.

On voit que la connaissance des dimensions de la Terre est aujourd’hui établie sur des mesures certaines, recommencées un grand nombre de fois avec un entier succès. Les anciens avaient en vain essayé de résoudre le problème que les modernes ont si bien analysé. Aristote, dans son Traité du Ciel, fait mention d’une espèce de