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Page:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences - Astronomie populaire, tome 3.djvu/224

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avec soin, que l’intervalle compris entre onze heures et une heure après midi, est généralement le plus favorable, soit qu’à cette époque la variation de température des couches d’air superposées soit uniforme, comme le suppose la formule de Laplace, soit que les courants ascendants ou descendants dont on ne peut tenir compte dans le calcul, aient alors très-peu de force. L’influence de ces courants est assez considérable pour qu’on doive soigneusement éviter de placer les baromètres dans le fond des vallées. Ce cas excepté, il sera avantageux de rapprocher, autant que possible, les deux instruments de la même ligne verticale ; on peut au reste, sans crainte, comparer entre elles des observations faites avec des instruments qui seraient éloignés horizontalement de 8 à 10 lieues.

Lorsqu’on vise à une très-grande précision, le concours de deux personnes est indispensable, puisqu’il faut que les observations barométriques du pied et du sommet de la montagne soient faites simultanément. Un observateur isolé et muni de bons instruments pourra cependant déterminer la différence de niveau de deux stations peu éloignées, avec une exactitude suffisante pour les besoins de la géographie physique, s’il a l’attention d’observer le thermomètre et le baromètre dans la station inférieure au moment du départ et à son retour. La comparaison de ces observations lui donnera en effet la marche horaire des deux instruments, et dès lors il aura, par de simples parties proportionnelles, les valeurs des corrections qu’il faudra appliquer aux observations de la station la plus élevée, pour les rendre comparables à