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Quelques personnes ont cherché à abréger les calculs que nécessite la formule de Laplace ; parmi les tables qu’on a publiées à cet effet, celles que l’on doit à M. Oltmans et à M. Delcros et qu’on trouve, soit dans l’Annuaire du Bureau des Longitudes, soit dans l’Annuaire de la Société météorologique, sont les plus commodes.

Il résulte de ce que nous avons dit précédemment, que pour avoir tous les éléments qui sont nécessaires au calcul de la hauteur d’une montagne, il suffit que deux personnes, munies d’instruments bien comparables, fassent au même instant, l’une au sommet et l’autre au pied, l’observation de la hauteur du baromètre, et qu’elles tiennent compte en même temps des indications des thermomètres qui sont enchâssés dans les montures de ces instruments, et de ceux qui sont destinés à donner la température de l’air libre. Deux observations conjuguées suffisent à la rigueur, mais, lorsqu’on le peut, il est bon de multiplier les déterminations, parce qu’on augmente alors les chances de compensation des erreurs, soit qu’elles proviennent des observations elles-mêmes, soit qu’elles soient causées par quelque trouble accidentel dans l’atmosphère. Il est presque inutile de dire que les baromètres et les thermomètres doivent, autant que possible, être garantis de l’action immédiate des rayons du Soleil.

Il semble, au premier abord, qu’il doit être indifférent, dans la mesure de la hauteur d’une montagne, de faire les observations à tel ou tel instant du jour. On a cependant reconnu, en comparant un grand nombre de mesures barométriques avec des nivellements faits