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Page:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences - Astronomie populaire, tome 3.djvu/214

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CHAPITRE XV

sur les hauteurs des continents et de quelques lieux habités, et sur celles des cimes les plus remarquables des montagnes de la terre, au-dessus du niveau de l’océan


§ 1. — Détermination des hauteurs.

De tout temps on a désiré savoir quelle était la plus haute sommité de chaque chaîne de montagnes ; quelle était la plus haute montagne dans chaque pays, dans chaque continent, dans le monde entier. Les observations astronomiques ont même permis d’étendre cette recherche à la Lune, à Mercure et à Vénus.

À l’aide d’instruments puissants, on a récemment étudié ces trois astres avec tant de soin, qu’il semble difficile d’ajouter à la précision qu’on a déjà obtenue dans la détermination de la hauteur des prodigieuses montagnes dont leur surface est couverte. Les aspérités de la Terre ont été aussi l’objet de recherches assidues. Le nombre de points dont l’élévation au-dessus du niveau de l’Océan se trouve irrévocablement fixée est très-considérable, et néanmoins, sans parler ici des contrées où les géographes n’ont pas encore pénétré, il serait difficile de dire avec certitude, pour l’Himalaya, pour le Caucase, pour les Cordillères américaines, et même pour quelques chaînes d’Europe, si l’on a véritablement mesuré les points culminants. Ce n’est pas qu’en tout lieu le voyageur n’ait dirigé son attention sur les sommités qui lui paraissaient les plus élevées ; mais malheureusement, en ce genre, les apparences sont souvent trompeuses, et rien ne saurait