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Page:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences - Astronomie populaire, tome 3.djvu/20

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été prolongé au nord jusqu’à l’Observatoire de Greenwich, de 1784 à 1788, par les soins du major général Roy, et rattaché ainsi aux opérations géodésiques exécutées en Angleterre. Il est résulté de toutes ces opérations la détermination de la grandeur du plus grand arc d’un même méridien qui ait été mesuré jusqu’alors. Cette détermination donne 57 025 toises pour la valeur moyenne d’un arc d’un degré en France.

En 1736, une commission de l’Académie des sciences de Paris, composée de Maupertuis, Clairaut, Camus, Lemonnier et Outhier, se rendit en Laponie pour y mesurer un arc septentrional ; l’astronome suédois Celsius se joignit aux astronomes français. On trouva 57 419 toises pour la longueur d’un arc d’un degré. Au commencement de ce siècle, de 1801 à 1803, l’astronome Svanberg a recommencé, avec Œfverbom, Holmequist et Palander, l’opération de la commission française et a obtenu 57 196 toises pour la mesure du degré de Laponie.

Tandis que s’effectuait l’expédition géodésique septentrionale, une autre commission de l’Académie des sciences se transportait au Pérou, dans l’hémisphère austral. Godin, Bouguer et La Condamine, aidés de deux officiers espagnols, don Georges Juan et Antonio Ulloa, parvinrent à remplir leur mission après dix années de travaux incessants, de 1735 à 1745. Cette opération donne 56 737 toises pour la valeur du degré péruvien.

Une autre mesure a été exécutée en 1768 par les astronomes Mason et Dixon, dans l’Amérique du Nord, sur la limite des États de Pensylvanie et de Maryland, dans une presqu’île qui aboutit à la mer Atlantique, entre les em-