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des continents. Ce n’est pas cependant une raison suffisante pour faire jouer à l’eau de la mer un rôle prédominant dans les phénomènes volcaniques. Il est plus rationnel d’admettre que le fond de la mer et les côtes étant situés à plusieurs milliers de mètres au dessous des terres continentales, doivent présenter en général à l’action des forces souterraines une résistance moindre que celle offerte par la masse plus compacte et plus épaisse du reste du globe. Les 175 bouches volcaniques qui de nos jours mettent en communication permanente ou intermittente l’intérieur de la Terre avec son atmosphère, sont ainsi des phénomènes en relation étroite avec la rotation de notre planète, et relient le présent au passé de son histoire.


CHAPITRE XIV

atmosphère terrestre — baromètres — phénomènes crépusculaires — réfractions astronomiques


La Terre, comme tout le monde le sait, est enveloppée d’un fluide élastique, rare et transparent, qui s’élève jusqu’à une grande hauteur ; ce fluide est ce qu’on appelle l’air ; la couche continue qu’il forme tout autour de notre globe porte le nom d’atmosphère[1]. Ce fluide pèse comme tous les corps, car un ballon de verre dans lequel on a fait le vide à l’aide de la machine pneumatique, est plus léger que lorsqu’il est rempli d’air. Quant à son élasticité, elle a été constatée par des expériences bien connues,

  1. Du grec αθμος, vapeur.