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Page:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences - Astronomie populaire, tome 3.djvu/177

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§ 7. — Résumé.

Les volcans actuellement actifs qui établissent par leurs cratères une communication permanente entre l’atmosphère et l’intérieur de la Terre sont la preuve de la réaction de la masse interne de notre globe contre son écorce. A ce point de vue, les volcans ne sont pas des phénomènes produits par des causes purement locales. Leur formation ne remonte pas à une époque très-reculée ; ils ne sont venus qu’après les couches de craie les plus élevées et les dépôts tertiaires : et ils se distinguent ainsi des épanchements antérieurs de granit et de porphyre quartzeux qui eurent lieu à travers les fissures de l’ancien terrain de transition. Ils sont dus à l’existence d’une action générale de la masse interne du globe contre son écorce solide telle qu’elle est aujourd’hui constituée. Cette action se manifeste sous la forme volcanique dans les points où cette écorce présente moins de résistance. Aussi un phénomène digne de l’attention des observateurs, est celui de la propagation du bruit qui précède ou accompagne les éruptions. Nous avons vu précédemment (p. 164), qu’en 1815, les détonations du Tomboro de Sumbava s’entendirent à Sumatra, distant de la montagne, en ligne droite, de 300 lieues. Voici un fait presque aussi saillant que rapporte M. de Humboldt. Les explosions qui annoncèrent, le 27 avril 1812, la première éruption de cendres du volcan de Saint-Vincent, ne parurent pas plus fortes aux habitants de l’île que celles d’un canon de gros calibre. Ces explosions cependant furent parfaite