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Page:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences - Astronomie populaire, tome 3.djvu/162

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traverse le Mexique du nord-ouest au sud-est. Le volcan de Jorullo, dont nous parlions tout à l’heure, est venu s’intercaler en 1759, dans la traînée des volcans anciens. Cette disposition curieuse, que nous retrouverons ailleurs, existe également, d’après Daubuisson, parmi les volcans éteints du Puy-de-Dôme.

Les volcans actifs de Guatimala et de Niquaragua sont renfermés entre 10° et 15° de latitude boréale, et alignés le long de la côte suivant la direction générale de la Cordillère. Cette disposition a constamment excité l’attention des géologues et des navigateurs, mais il y aurait encore à faire des recherches sur chacun de ces volcans, qui n’ont pas été examinés de près et dont l’histoire est mal connue.

Les volcans de Soconusco et d’Hamilpas ne furent que rarement et ne sont pas connus par leurs explosions. Le volcan de Sacatepeque, désigné aussi sous les noms de Tajainulco, Quesaltenango, Sunis, Suchitepeque, Quejamulco, lance une grande quantité de flammes et de fumée. Le volcan d’Atitlan fume aussi continuellement.

Les deux pics très-voisins nommés les Fuegos de Guatimala, ont eu en 1581, 1586, 1623, 1705, 1710, 1717, 1732, 1737, 1799, des éruptions terribles qui ont forcé la ville à se déplacer.

Le volcan de Pacaya inquiète constamment les pays environnants ; il est célèbre par la masse de fumée noire qu’il vomit à des époques très-rapprochées, fumée sillonnée souvent par des flammes d’où sont lancées en grande abondance des pierres et des cendres.

Le volcan d’Isalco, dit aussi de Sonsonate ou de Tri-