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Page:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences - Astronomie populaire, tome 3.djvu/146

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plusieurs bouches éruptives à un volcan central ou de rapporter des volcans à une chaîne de montagnes.

§ 2. — Volcans d’Europe et des îles adjacentes.

On distingue en Europe les volcans suivants : Vésuve (royaume de Naples), Etna (Sicile), Stromboli (îles Éoliennes), Hécla (Islande), Krabla (Islande, au nord-est de l’île), Kattlagiaa-Jokul (Islande), Eyafialla-Jokul, Eyrefa-Jokul, Skaptaa-Jokul, Skaptaa-Syssel, WesterJokul (Islande, au sud-est de l’Hécla), Esk (île de Jean Mayen).

Le Vésuve, le seul volcan actuellement enflammé sur le continent d’Europe, s’est éteint et rallumé à plusieurs reprises. Avant le règne de Titus, cette montagne, très fréquentée, n’était citée que pour son étonnante fécondité. Vitruve et Diodore de Sicile, qui écrivaient du temps d’Auguste, disent, il est vrai, d’après des témoignages historiques, que le Vésuve avait anciennement vomi des feux comme l’Etna : mais ces souvenirs se rapportaient à des époques très-reculées, et étaient presque effacés.

Ce fut l’an 79 après Jésus-Christ, le 24 août, que le Vésuve se rouvrit. Cette éruption ensevelit les villes d’Herculanum, de Pompéi et de Stabie. On se rappelle que Pline le naturaliste périt victime de la vive curiosité que cet imposant phénomène lui avait inspirée.

Après l’éruption de l’an 79, le volcan resta enflammé pendant un millier d’années. Plus tard, il parut s’être complétement éteint, à tel point qu’en 1611 la montagne était habitée jusque près de son sommet, et qu’il existait