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Cavendish brûla de la même manière un mélange d’air inflammable et d’air déphlogistiqué (d’hydrogène et d’oxygène) ; le liquide précipité fut toujours plus ou moins acide, suivant que le gaz brûlé avec l’air inflammable contenait plus ou moins de phlogistique. Cet acide engendré était de l’acide nitrique.

M. Cavendish établit que « presque la totalité de l’air inflammable et de l’air déphlogistiqué est convertie en eau pure ; » et encore, « que si ces airs pouvaient être obtenus dans un état complet de pureté, la totalité serait condensée. » Si l’air commun et l’air inflammable ne donnent pas d’acide quand on les brûle, c’est, suivant l’auteur, parce qu’alors la chaleur n’est pas intense.

Cavendish déclare que ses expériences, à l’exception

    (Priestley), et j’ai observé comme vous (as you did) que bien que le vase fût net et sec avant l’explosion, il était après, couvert de rosée et d’une substance noire (sooty substance). »

    En balançant tous les droits, le mérite d’avoir aperçu la rosée n’appartient-il pas à Priestley ?

    Dans les quelques remarques dont Priestley a fait suivre la lettre de son correspondant, il confirme la perte de poids, et ajoute : « Je ne pense pas, cependant, que l’opinion si hardie que la chaleur latente des corps entre pour une part sensible, dans leur poids, puisse être admise sans des expériences faites sur une plus grande échelle. Si cela se confirme, ce sera un fait très-remarquable et qui fera le plus grand honneur à la sagacité de Warltire.

    « Il faut dire encore, continue Priestley, qu’au moment où il (Warltire) vit la rosée a la surface intérieure du vase de verre fermé, il dit que cela confirmait une opinion qu’il avait depuis longtemps : l’opinion que l’air commun abandonne son humidité quand il est phlogistiqué. »

    Il est donc évident que Warltire expliquait la rosée par la simple précipitation mécanique de l’eau hygrométrique contenue dans l’air commun. (Note de M. Watt fils.)