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à l’arbitraire, et combien, cependant, il aura d’influence sur la conclusion définitive. Pour échapper à cet embarras, j’ai cherché un exemple dans lequel les rôles des deux prétendants à l’invention pussent être assimilés à ceux de Champollion et de Young, et qui eût, d’autre part, concilié toutes les opinions. Cet exemple, j’ai cru le trouver dans les interférences, même en laissant entièrement de côté, pour la question hiéroglyphique, les citations empruntées au mémoire de M. de Guignes.

Hooke, en effet, avait dit, avant Thomas Young, que les rayons lumineux interfèrent, comme ce dernier avait supposé avant Champollion, que les hiéroglyphes égyptiens sont quelquefois phonétiques. Hooke ne prouvait pas directement son hypothèse ; la preuve des valeurs phonétiques assignées par Young à divers hiéroglyphes, n’aurait pu reposer que sur des lectures qui n’ont pas été faites, qui n’ont pas pu l’être.

Faute de connaître la composition de la lumière blanche, Hooke n’avait pas une idée exacte de la nature des interférences, comme Young, de son côté, se trompait sur une prétendue valeur syllabique ou dissyllabique des hiéroglyphes.

Young, d’un consentement unanime, est considéré comme l’auteur de la théorie des interférences ; dès lors, par une conséquence qui me paraît inévitable, Champollion doit être regardé comme l’auteur de la découverte des hiéroglyphes.

Je regrette de n’avoir pas songé plus tôt à ce rapprochement. Si, de son vivant, Young eût été placé dans l’alternative d’être le créateur de la doctrine des interfé-