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REMARQUES

SUR

LE QUATRIEME LIVRE.


(1) Il y a dans le texte : Une couleur vermillonnée de roses épanouies. Parmi les drogues qui servent à farder le visage, et à le faire trouver plus agréable, le vermillon tient la première place, et il y a long-temps qu’il est en usage. Les anciens en coloroient la face des images de Jupiter. Ceux qui marchoient en pompe triomphante à Rome, après quelque signalé service fait à la république, s’en servoient aussi quelquefois. La noblesse éthiopienne corrige ainsi sa noirceur.

(2) Il y a dans le texte : Un éclat royal. Avant qu’un sanglier eût si impitoyablement déchiré Adonis le mignon de Vénus, les roses étoient blanches ; mais cette déesse n’ayant pu voler assez promptement à son secours, elle recueillit son sang, elle l’inspira d’une odeur très-souefve, en mémoire de lui, donna sa couleur aux roses, et transmua le corps en une fleur vermeille comme sang, qui fut nommé adonium. Le sang d’Hyacinthe qu’Apollon, par la jalousie de Zéphir, tua d’un coup de palet, en jouant avec lui, fut converti en une fleur de même nom et de même couleur qu’on appelle oignon sauvage.

(3) Alors faisant des vœux au Dieu qui préside aux évènemens, pour me le rendre favorable. Le bon Evénement étoit un dieu chez les payens, qu’ils ne manquoient pas d’invoquer quand ils entreprenoient quelque chose. Il étoit ex duodecim diis consentibus, du nombre des douze dieux, que les latins appeloient Consentes, que