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Page:Apollinaire - L’Enchanteur pourrissant, 1909.djvu/65

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Apollinaire - L’enchanteur pourrissant, p67


      Dans le matin blanc, les jongleurs cheminaient. Ils tenaient alternativement le peigne chu par mégarde. Et la dame, à Orkenise, tous les soirs de lune chanta à sa fenêtre.

      Quand le chapelain eut ondoyé les princesses jumelles et qu’il fut sorti, entrèrent les fées marraines, qui douèrent leurs filleules, pendant que l’accouchée sommeillait, que les chambrières caquetaient et que les vieilles filaient. Aux premières lueurs de l’aube, les fées
s’enfuirent précipitamment par les cheminées.