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Page:Anonyme ou Collectif - Voyages imaginaires, songes, visions et romans cabalistiques, tome 2.djvu/278

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le vaisseau, & la chaloupe, & l’artillerie, dans le dessein de les leur rendre utiles d’une autre manière.

Voilà tout ce que j’avois à dire de mes colonies que je quittai dans un état florissant, & je revins à bord le… de… après avoit été vingt-cinq jours dans l’île, & promis à mes gens, qui avoient pris la résolution d’y rester jusqu’à ce que je les en tirasse, de leur envoyer du Brésil de nouveaux secours, si j’en trouvois quelque occasion. Je m’étois engagé sur-tout à leur faire avoir quelque bétail, vaches, moutons, cochons, &c. ; car pour les deux vaches & le veau que j’avois fait embarquer en Angleterre, la longueur de notre voyage nous avoit obligés de les tuer au milieu de la mer, n’ayant plus de quoi les nourrir.

Le jour suivant nous fîmes voile après avoir salué les colonies de cinq coups de canon, & nous vînmes dans la Baye de Tous-les-Saints, dans le Brésil, en vingt-deux jours de tems, sans rencontrer rien qui fût digne de remarque, excepté une seule particularité.

Le troisième jour, après avoir mis à la voile, la mer étant calme, & le courant allant avec force vers l’est-nord-est, nous fûmes quelque peu entraînés hors de notre cours, & nos gens crièrent jusqu’à trois fois : Terre du côté

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