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Page:Anonyme ou Collectif - Voyages imaginaires, songes, visions et romans cabalistiques, tome 2.djvu/243

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Me tournant alors de nouveau du côté d’Atkins : « mais, Guillaume, lui dis-je, d’où vient que, précisément dans ce moment-ci, vos péchés vous touchent d’une si grande force ? »

G. At. Hélas ! monsieur, vous m’avez mis à un ouvrage qui m’a percé le cœur. Je vien de parler, avec ma femme, de Dieu, & de la religion, afin de lui faire goûter le christianisme ; & elle m’a fait un sermon elle-même, qui ne me sortira jamais de l’esprit, tant que je vivrai.

R. Cr. Ce n’est pas votre femme qui vous a prêché, mon cher Atkins ; mais votre conscience vous a inspiré à vous-même les argumens dont vous vous êtes servi.

G. At. Il est vrai, monsieur, ma conscience me les a inspirés avec une force à laquelle il m’a été impossible de résister.

R. Cr. Informez-nous, Guillaume, de ce qui vient de se passer entre vous & votre femme ; j’en sais déjà quelque chose.

G. At. Ah ! monsieur, il ne m’est pas possible de vous en rendre un compte exact ; quoique j’en sois pénétré, je ne saurois pourtant trouver des termes pour m’expliquer comme il faut ; mais qu’importe dans le fond ? il suffit que j’en sois touché, & que j’aie pris une ferme résolution de réformer ma vie.

R. Cr. Mais encore, Atkins, dites-nous