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Page:Anonyme ou Collectif - Voyages imaginaires, songes, visions et romans cabalistiques, tome 2.djvu/240

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dites-moi quelle éducation avez-vous eue ? de quelle profession étoit votre père ?

Guillaume Atkins. Un plus honnête homme que je ne serai de ma vie ; c’étoit un ecclésiastique, monsieur.

R. Cr.. Quelle éducation vous a-t-il donnée ?

G. At. Il n’a rien négligé pour me porter à la vertu ; mais j’ai méprisé ses préceptes & ses réprimandes, comme une véritable bête féroce que j’étois.

R. Cr. Salomon dit effectivement, que celui qui méprise la correction est semblable aux bêtes.

G. At. Hélas ! monsieur, je n’ai été que trop semblable aux bêtes les plus cruelles, puisque j’ai assassiné mon propre père. Ah ! mon Dieu ! monsieur, ne parlons plus de cela ; j’ai tué mon propre père.


Le prêtre, à qui j’interprétois tout mot-à-mot, recula à ces dernières paroles, & devenant pâle comme la mort, s’écria tout haut : Ô ciel ! un parricide !


R. Cr. J’espère, Atkins, qu’il ne faut pas prendre à la lettre ce que vous venez de dire : auriez-vous tué votre père réellement ?

G. At. Il est bien vrai que je ne lui ai pas